They are as you and me....

Clip de promotion de la NHL durant les All-Stars Game de 2007 ( se jouant alors à Dallas ), ce clip, très récréatif, est une petit perle...Outre le fait qu'on y aperçoit une pléiade de joueurs Star des quatre coins de la ligue, il nous permet de voir des joueurs de hockey qui ne se prennent pas au sérieux.....
Enfin on appréciera le ptit clin d'oeil à la pseudo rivalité entre Ovechkin et Crosby....


Par ordre d'apparition :

-Alexander Ovechkin - Washington Capitals ( tout au long du clip au téléphone )
- Les Frères Staal, Eric et Jordan - Carolina Hurricanes / Pittsburg Penguins ( Bataille d'oreillets )
- Brendon Souray / Brendan Shanahan / Ancien Montréal Canadien, actuellement Oilers d'Edmonton / New York Rangers ( jets de ballon d'eau )
- Dion Phaneuf / Martin Havlat - Calgary Flames / Chicago Blackhawks ( poussant les chariots )
- Xdeno Chara / Jason Spezza - Boston Bruins / Ottawa Senators ( sur les chariots )
- Daniel Heathley, Martin St Louis, Justin Williams, Brian Rolston - Ottawa Senators, Tampa Bay Lightning, Carolina Hurricanes, Minnesota Wild ( jouant au mini-hockey et parcourant l'hotel )
- Marty Turco, Roberto Luongo, Ryan Miller - Dallas Stars, Vancouver Canucks, Buffalo Sabres ( blagues de la tarte )
- Sidney Crosby - Pittsburg Penguins ( ouvrant la porte au room service, victime de la blague d'Ovechkin... )

# Posté le vendredi 11 avril 2008 13:48

Le Joueur NHL de l'Année

Le Joueur NHL de l'Année
Son nom est sur toutes les bouches, il est le joueur dont tout le monde parle, il est celui qui est sous tout les spotlights, il est celui qui a sauvé son équipe d'une fin de saison prématurée.
A pas encore 23 ans ( 17 Septembre ), Alexander Ovechkin ( Aleksandr Michajlovič Ovečkin de son vrai nom, Ovy/ Ovie pour les intimes ) est sans conteste le meilleur joueur de la Ligue National de Hockey actuellement.
Fort de ses 112 pts en saison régulière, répartis en 65 buts et 47 assists ( ! ) ( une première depuis la saison 2001-2002 qu'un joueur termine premier en terme de points avec plus de buts que d'assists, le dernier étant Jarome Iginla et ses 96 pts ( 52-44 ) ), Ovie détient d'ores et déjà le Art Ross, récompensant le meilleur pointeur de la saison régulière et le Trophée Maurice "Rocket" Richard, couronnant le meilleur buteur de la saison régulière.
Mais bien plus que des statistiques implacables et époustouflantes, et des trophées pour le moins pas volé, Alex Ovechkin est un joueur d'équipe, doté d'un patinage ahurissant, d'un lancer d'un poignée si rapide qu'il fait passé Flash Gordon pour une tortue avec un frein, et un sens du jeu hors norme. C'est aussi un joueur au grand coeur, très humble, respecté de toute la Ligue... Il a survolé cette saison la Ligue, certains pestant tout de même sur un manque de concurrence en raison des longues blessures de Heathley et Crosby, il en reste pas moins de Sir Alex a ramené les Capitals de Washington, son équipe depuis son repêchage en NHL ( 1°choix des Caps en 2004, 1° au total ), des bas-fonds du classement pour les hissés en tête de Division et par la même, en troisième place de Conférence, pour ainsi leur permettre de continuer à se battre en séries, alors que bon nombre de commentateurs, analystes et experts en tout genre les prédisaient condamné en milieu de saison.

Ne lui reste plus maintenant de continuer ses exploits en Playoffs, lui qui affrontera pour le game I les Flyers de Philadelphie, ce soir le 11 Avril, en quart de Final de conférence.

Alex, fait nous rêver !!!!

# Posté le vendredi 11 avril 2008 13:24

Modifié le vendredi 11 avril 2008 16:42

Joueur coup de coeur de la semaine - Carey Price

Joueur coup de coeur de la semaine - Carey Price
Même s'il est, plus ou moins directement, celui qui poussé Cristobal Huet vers les Capitals de Washington, il est tout de même mon joueur coup de c½ur de la semaine : Carey Price.

Carey Price, c'est une fort belle histoire qu'un gars qui a commencé le hockey alors qu'il n'avait que 3-4 ans, dans l'arrière cour de la maison familiale, sur une patinoire improvisée par ses parents, placée sur un petit ruisseau.
C'est aussi l'enfant d'un ancien joueur de hockey, ayant évolué en NHL, durant une courte période seulement, en raison d'une blessure qui l'écarta de la compétition prématurément.
Carey Price, c'est l'idée de ce même père d'acheter un avion ( ! ) pour accompagner son fils aux entrainements ayant lieu sur une patinoire à 6h de route de chez lui. C'est une enfance et adolescence à toujours s'améliorer pour devenir meilleure de partie en partie. C'est un gamin qui rêvait des Canadiens de Montréal......Pour en porter les couleurs aujourd'hui....

C'est un gars de 20 ans, qui enchaine maintenant les parties pour le Canadiens ( 40 games cettte année, soit presque la moitié de la saison, et les playoffs s'en viennent ), c'est cette semaine une première étoile du match pour un blanchissage au dépens des Sénateurs d'Ottawa ( chez eux !! ) et une seconde étoile du match pour la partie contre les Sabres de Buffalo....Et enfin le titre de la recrue du mois de Mars....Et pourquoi pas le Calder Trophy ( Trophée de la meilleure recrue de l'année )...

Et nous sommes qu'au début....

# Posté le samedi 05 avril 2008 05:49

Anecdote - Part II

Anecdote - Part II
5h00. Mon portable miteux sonne, sans pour autant me prendre par surprise. Cela fait déjà près de 2h que je suis éveillé. Je n'ai presque pas dormi, pas l'envie, plus l'envie. Mes yeux se perdent dans le bleu profond du ciel encore étoilé. Le soleil ne va plus tarder, illuminant bientôt cette terre maudite pour laquelle je me bats pourtant...
Je repense à mon parcours, à ce passé que j'ai forgé, à ces actions que j'ai décidé, à ces raids que j'ai mené. Je retrace en moi-même ce chemin dessiné au rouge du sang et de notre haine, au noir de nos balles et de notre colère. Tout ce destin parcouru pour arriver à ce jour fatidique...

J'ai pourtant commencé tranquillement, dans une famille ni pauvre, ni riche. De l'amour, de l'amitié j'ai connu. Un cadre enviable, envié peut-être, une famille que j'aimais par-dessus tout. Je me souviens de ces après-midi ensoleillées et caniculaires à jouer au ballon, de ces soirées fraîches à contempler l'infinie du ciel...Je me souviens de ces jours avançant trop vite, de cette ignorance bien trop vite perdue, de ses yeux croisés un jour de jeun...Je me souviens des réticences de ma mère, des interdictions de mon père, de mes échappées avec elle dans les champs encore inoffensifs pour découvrir les plus belles facettes de la vie.
Je me souviens de ce temps perdu, de cette fresque si belle et si vite brulée, de ce jour noir obscur...

Sorti à moitié de ma torpeur, je me suis levé, encore accroché par ces lambeaux de passé, par ces couteaux enfoncés indéfectiblement dans ma chair...Je me passe de l'eau sur le visage, espère innocemment à une erreur, un changement de programme...Je me lave, lentement, paradoxalement calme.
Je me dirige vers la grande salle adjacente à ma chambre, aux murs éventrés, troués ça et là, à moitié démolis à d'autres endroits. Mes compères sont déjà là, courbés sur leur repas matinal. Ils se relèvent, me saluent à demi-mots mais leurs yeux expriment une grande fierté, un honneur ridicule et auquel pourtant j'ai prêté serment. Ils me tendent une galette de farine maigre, ainsi qu'un bol de thé. Le repas est frêle, mais je sais parfaitement qu'il me faudra guère plus aujourd'hui...Je me presse pas, je vagabonde en moi-même, sans de pensées fixes, voguant entre souvenirs, cauchemars, convictions, déceptions. Mon repas fini, je n'ai envie que d'une chose....Voir le soleil se lever.

Des soleils levants j'en ai vu, des beaux, des magnifiques, des magiques...Dans ses bras...Ce matin-là aussi...Nous étions tout deux, enlacés, tendrement, sans troubles, dans les herbes sèches et hautes. Après une nuit de communions, comme nous avions alors de plus en plus souvent l'habitude de connaître malgré les foudres de parents respectifs. Nous admirions l'astre solaire dans les couleurs mâtes de l'aube. Sans rien à faire, sans agenda précis, nous étions alors décidés à revenir dans notre quartier pour rejoindre nos familles. D'un pas lent, nous prenions la mesure de chaque seconde, nous étions dans notre nirvana, imperturbable, accroché aux étoiles, tutoyant les anges, touchant le bien-être infini. Mais le coin de ma rue arrivait, et résignés, nous savions qu'il fallait retoucher terre jusqu'à notre prochaine fois. Nous nous somme alors embrassés, pour un au revoir, un ultime au revoir...

Des bruits sourds venant de l'horizon se firent alors entendre. Prémices de l'enfer qui allait s'abattre sur nous, ils se rapprochèrent, pour finir assourdissant. Les minutes qui suivirent ne furent que successions d'explosions, fracas de murs s'écrasant au sol, cries en tout genre, de toute part, une immense confusion s'imbibant au fil des secondes de sueurs froides et de sang. Je garde aujourd'hui que de vagues images, des instantanés d'horreur, de sa main qui échappe à la mienne, de la poussière qui nous enveloppait, du feu qui nous ravageait, de cette vague de débris qui me pris son corps et ôta la vie de son enveloppe charnel...Je me rappelle de l'effroi qui m'assailli, de la peur la plus pure qui m'étripa, de ces secondes accablantes, où, sous mes yeux, elle s'en alla pour ne plus revenir...

Les larmes perlent sur ma joue, comme à chaque fois. Et comme à chaque fois, cette haine la plus profonde émerge, cette haine qui anime la moindre de mes cellules, cette hargne provenant de l'injustice de cette vie maudite. Je baisse les yeux, me rappelle que la vengeance est aujourd'hui venue. J'entre à nouveau dans la maison, pénètre dans la remise, endroit où armes, explosifs et autres munitions sont entreposés. Dans un coin, sur une pile de chargeurs d'automatiques, traîne une boîte en carton léger. Je l'attrape, l'ouvre et observe les vêtements qui s'y trouvent. Je me dis définitivement que c'est comble, une absurde situation...J'ai passé mon temps à ne pas les aimer, puis à les détester, avec le temps à les tuer si cela s'avérait nécessaire ou que cela se présentait, je finirai donc mon parcours dans l'un de leurs habits. Le contenant entrepose, depuis un moment à en constater la poussière recouvrant le couvercle, un ensemble de rabbin. Je commence alors à me revêtir.
Je me sens maintenant mal à l'aise, une gêne me prend, j'ai l'impression qu'une honte me recouvre subitement. Ces habits ne sont pas les miens, et j'ai qu'une envie : les retirer ; je finis néanmoins de me vêtir du veston et du long manteau.

Je reste un long moment seul, seul avec mes souvenirs. Seul avec ces flashs de cette journée d'horreur. J'y ai tout perdu. Femme, frères, s½urs, mère, et un grand nombre d'amis...Les bombes, tombées sur ma rue, par inadvertance selon le communiqué israélien, à touché de plein fouet la grande bâtisse où je vivais alors...Une erreur, une bavure... Surtout une riposte démesurée à une attaque minime de Palestiniens opprimés...Je revois ces interminables jours qui ont suivi, où, un par un, mes proches furent ensevelis. Je me rappelle cette détresse qui me gagna, qui me rongea, que j'ai appris à surmonter, à modeler, à transformer en haine sans bornes pour ces envahisseurs, ces tueurs...Je me remémore mon engagement dans les rangs du Fatah, pour mieux étancher ma rage...Pour arriver ici...

Je crois qu'éternellement, et même dans l'autre Monde, une fois tout cela fini ici-bas, je me poserai cette question, qui me hante depuis le jour noir : Pourquoi ne suis-je pas parti aussi ce jour là ? Pourquoi ai-je été un de ces rares survivants, que les pierres, le feu ou les éclats d'obus n'ont pas abattu ? Est-ce un privilège, une malédiction ?
Mes supérieurs m'ont toujours répétés que c'était la loi d'Allah, que c'était pour mieux le servir, pour me sacrifier plus tard...Et je me suis toujours répété que c'était banal, facile, trop facile...J'y ai cru pourtant, je continue à douter. Je ne suis pas pleinement convaincu qu'il existe une autre explication. Je n'ai rien fait pour en chercher une autre non plus. Je suis simplement resté perplexe sur mon sort. Le résultat reste le même, je suis toujours là, enfin...


Ils sont derrière moi, silencieux. Ils ne veulent rien dire, mais savent que j'ai compris. Une dernière chose à régler avant de partir, et pas des moindres.
Je me retourne, et me font signe, sans un mot. Je les suis jusqu'au cagibi. Je me pose alors sur un tabouret poussiéreux, retire mon manteau. Mes deux frères d'armes commencent alors à accrocher sur ma taille une ceinture d'un autre type. Constituée d'explosifs fait artisanalement, se rapprochant fortement des compositions C-, se répartissant en cinq blocs plastiques, tous reliés à une commande basique de détonateur, la ceinture aura la capacité de raser un grand périmètre et qui sait même, selon où je réussirais à la déclencher, à créer une petite réaction en chaîne.
Il n'y a pas plus inconfortable que de savoir que l'on porte sur soi de quoi se satelliser tout seul. J'en fait la remarque à mes compères, qui, fatalement, se mettent à rire. Je ris aussi...C'est impensable, difficile à croire, mais je ris. A moitié de ma blague, à moitié de nervosité, mais je ris tout de même...Comme avant.

La route menant à la ville est bosselé, gravillonneuse. Nous roulons à vive allure, bien que j'aurais apprécié un rythme moins soutenu. Non à cause de ma ceinture, qui de toute façon n'explosera pas aux mouvements brusques, mais parce que j'aurai aimer admirer les arrières-campagnes vertes et sables, bien attentivement, une dernière fois. Je capture cependant quelques morceaux de paysage, des visages inconnus, des senteurs de cuisine et des rires d'enfants.
La ville est proche. Par sécurité, je suis laissé en banlieue, à moi de faire le reste du trajet seul, en autobus.
Je ne presse pas, je devrais pourtant. Mais je regarde, observe. Je m'imprègne de l'atmosphère latente...Je croise une multitude de regards, de personnes impassibles assises dans le bus, de mères pressés par la sortie des écoles toute proche, de vieux gens, tantôt joyeux, à rire en groupe, tantôt blasés, que la vie ne surprend plus.
L'arrêt est proche et une cohue anime déjà le bus. Chacun veut sortir plus vite que tout les autres. Ainsi sont-ils. Place du marché annonce le speaker. Un lieu rêvé pour un attentat prémédité.
Je pose pied à terre. Respire un grand coup, fixe l'horizon du regard, me détermine l'endroit le plus approprié.
La rue d'en face est bondée, c'est une chance. Passants, étalages, badauds et véhicules en tout genre s'y amassent. Chacun à son affaire, il en est de même pour moi. Je longe la rue du marché, repère un léger bouchon sur une artère à ma gauche. Il n'y a pas mieux. J'accélère le pas, je ne veux pas manquer le coche. C'est ainsi là et maintenant que je veux exploser. Je force encore ma marche, à m'en faire mal aux jambes. Qu'importe, qu'importe...J'arrive au croisement, et dans mon dernier élan, je m'apprête à ouvrir mon par-dessus pour déclencher mes charges...


Une seconde...Ce même espace-temps qui me sépara d'elle...Seconde terrible, seconde fatale, seconde ultime...Plus rien que la colère m'emplit, plus rien que la volonté de me venger, de briser tout ces destins qui m'entourent, tout ces gens qui ont voulu, un jour ou un autre, notre mort. Comme cet homme, assis-là dans sa voiture...Je croise ses yeux, et je vois en lui cette peur profonde et intense, cette même peur qui me tirailla pendant toutes ces années. A son tour de voir la mort en face...

Ils m'ont tout pris, ils nous ont tout pris, ils prendront aujourd'hui ma vie, mais jamais, Ô grand Allah, jamais, ils nous prendront notre liberté...


... ... ... ...


SinShaark - 2008
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# Posté le lundi 31 mars 2008 07:09

Modifié le lundi 31 mars 2008 07:39

Anecdote - Part I

Anecdote - Part I
Anecdote.


Pr
emières lueurs d'une journée sans nuages. Mon esprit émerge du sommeil à mesure que le soleil diffuse ses chaleureux rayons. Il est 8h30.
Je suis seul. Seul dans mon lit, dans le silence, dans cet immense espace qu'est ma demeure. Elle n'est pas là, sans doute partie depuis un bon nombre de minutes déjà.
C'es
t dans cette tranquillité que je pose pied à terre, que je dédaigne me lever.
A
ujourd'hui est un jour de repos. Nullement volé. Je fuis l'espace d'une journée la fureur des hommes, l'imprévisible, l'inconnu. Aujourd'hui est un jour de paix.
Je
me sert un ca. Mon cerveau est léger, enveloppé dans une brume confortable. Je pense sans penser, je réfléchie au néant, j'observe le vide. Je suis distrait et cela me convient. Je repense soudainement au magnifique de ce jour, au splendide de l'instant. Je pense aussi à des personnes, sans identité, sans référence, à quelconque connaissance, qui ne se plaise pas dans la routine. A celles qui la fuient. J'aime le principe de la routine. J'aimerai être dans une routine.
La vie pourtant a fait tout autre chose, le destin m'a dessiné un chemin bien loin de cette volonté. Est de ma faute ? C'est certain. N'y a-t-il pas une part imputable à mon père ? Aussi. Qu'importe. Ainsi va ma vie...
L
a routine m'irai bien. Plus ce stress, si particulier, si destructeur, plus de peur, si effroyable, plus d'inconnu, si obsédant. Plus que la vie, douce et sereine.
Soudain, mon cellulaire sonne. L'effroi monte en moi. Est ce la fin de mon rêve, de ce repos tant espéré ? Est-ce lui ? Non, pas aujourd'hui...
M
a main douteuse saisie le téléphone, mon encéphale apeuré me guide dans les menus, mon ½il décrypte le message... Et tout se relâche... C'est elle... Elle qui m'indique de ne pas oublier les enfants cet après-midi, de ne pas rater la sortie des cours... Fausse alerte... Je redoutais un tout autre message, celui d'un supérieur désolé m'ordonnant d'enfiler mon gilet pare-balles et mon kevlar, de m'armer de mon automatique afin de lutter encore et toujours contre les « ennemis de l'étoile de David », comme il s'évertue à répéter. Pas de chasse aux terroristes aujourd'hui... Pas de Mal...

P
eut-être cela se finira-t-il un jour ? Plus de guerre, d'instabili ? Oui un jour, autre de demain mais un jour, bientôt je l'espère, car l'espoir est encore en moi, malgce que je vois, malgré les injustices dont je suismoin, malgle Mal qui croit, l'espoir règne au fond de moi et ne plie pas. Je le pense, et c'est ceux pourquoi je me bats, la terre sainte des trois religions connaîtra la paix.

J
'organise ma journée, défini mes envies du jour. Après quoi, je me prépare, sans me pressé, pour encore mieux savourer toute l'incroyable du moment. Je prends la clef de la voiture, mes papiers et ferme la maison.
J'err
e dans la ville, croise des connaissances, des amis, des fres. Je parle, je regarde, je sens les ambiances, les flagrances de tout ce qui m'entoure. Je me retrouve. Je vis.
Le
s heures s'égrainent à une vitesse folle. La fin des cours approche.
Ainsi
, je me dirige alors vers l'école de mes enfants.
Je
tombe fortuitement dans un ralentissement, un boulevard marchand grouillant de monde. Les voitures se faufilent non sans mal... Je prends alors le temps d'attendre. Mon regard se porte sur la foule à gauche, ce flux d'hommes, de femmes, de jeunes enfants. Je regarde une silhouette, tout de noir vêtu, un rabbin. Son attitude me frappe, ses yeux sont étranges... Ainsi ont été mes seuls constations...
Dans un élan fatal, l'inconnu ouvre son par-dessus, et, dans un ultime cri, déclenche ses charges. Une onde de choc et de feu s'abat sur la rue, déchiquetant les plus proches de l'explosion, détruisant mon habitacle, me projetant plusieurs mètres au loin. Je suis confus, la douleur est insoutenable, me paralyse, me prive de toute sensibilité. Mon corps est meurtri, je ne puis plus rien faire. J'entends l'affolement alentour, mais le bruit s'estompe. Je me sens plonger. Je ne pense plus maintenant qu'à elle, la femme que j'aime, à mes enfants, si belle création, pense que c'est une chance qu'ils ne sont pas avec moi, pense à cette folie. Ainsi aujourd'hui était un jour de paix... Je me dis maintenant qu'un message de mon hiérarchique m'aurai peut être sauver... Cruel destin et étrange vie... Je ne perçois plus rien de mes oreilles maintenant. Seuls mes yeux me restituent l'horreur. Mon corps me lâche, je pars, je le sens, ce fou m'a eue, non avec les armes « régulières », non avec les mots, mais par cette lâcheté devenue ordinaire...
Je r
espire de moins en moins, la douleur disparaît peu à peu, laissant place à une sensation de vide inconnue...
D
ans ce que je sais comme ma dernière minute, le chaos est face à moi. Mais, seule, au loin, au dessus des hommes, une colombe, immobile, surplombe un lieu de désolation. Captant ce paradoxale spectacle, surgit en moi cet inébranlable espoir, car, même si je meurs, malgré l'injustice de ce moment, malgré tout, dans mon ultime souffle, j'y crois. Oui, j'y crois......



Auteur: SinShaark, 2002
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# Posté le lundi 31 mars 2008 06:46

Modifié le lundi 31 mars 2008 07:09