Ce n'est pas neuf ( vieux d'une semaine même ), les séries éliminatoires de la Coupe Stanley sont belle et bien fini, et par la même, la saison de hockey...
La finale des finales opposait, comme je l'ai indiqué auparavant, les Red Wings de Detroit aux Penguins de Pittsburgh... Nous voulions du Show, nous avons été servi...
Certes les mauvaises langues et les éternels insatisfaits diront que pour qu'une série finale soit réussi et pleine de spectacle, il faut qu'elle se joue en 7 manches....Nous en avons eu droit à 6, ce qui est pas mal....Même 7 si on compte les Overtimes comme des nouveaux matchs....
A l'entame de la série, dire de laquelle des deux équipes était la favorite tenait du miracle....On avait droit à la fougue, la jeunesse et la vitesse des Malkin, Hossa, Talbot et autre Fleury, soutenu par le génie de Sidney Crosby d'un côté, et à l'expérience, la solidité, le style rugueux des Zetterberg, Franzen, Datsyuk et autre Lidstrom de l'autre côté...D'une vision logique, à quoi ça sert d'être costaud balèze alors tu patines comme une tortue et que le marmaud en noir numéroté 87 t'a mis en deux coups de crosse la honte internationale avant de se barrer en patinant comme un forcené et te laissant planté sur place....Il en advient de même qu'il fort inutile de patiner comme Speedy Gonzalez alors que le Troll Blond made in Sweden te plaque royal contre le plexi.....On était donc curieux de savoir comment tout ça allait se passer, comment les équipes allaient appréhender le match et surtout le gérer....On a été vite fixer....Peu à dire du game 1 et 2, où les Wings se sont payer le luxe de blanchir les Pinguins deux fois de suite ( 4-0 et 3-0 respectivement )....De quoi laminer le moral et te dire que le sweep est pas loin....
C'est sans compter sur les boys de Pennsylvanie qui, dans le Game 3, ont bien réagi, pas avec autant de force que les RW, mais suffisamment pour s'octroyer la victoire ( 3-2 )....
En ce qui concerne la game 4, on attendait que les hôtes ( Pitt ) prennent la partie pour ramener le score général à 2-2 dans la série....Ainsi tout aurait été relancé, et la pression aurait été nivelé sur les deux équipes....La faute à pas-de-bol, Detroit, en grand fauteur de troupe, s'en va avec la victoire ( 1-2 ), grâce à un but en troisième de Hudler et une défensive à faire pâlir de honte la Grande Muraille de Chine....
Ca y était, s'en était fait, 3 parties pour Detroit et plus qu'une pour s'accaparer de la Coupe et le match se déroulant dans le Michigan, on était bon, on pouvait replier la tente, le spectacle était entendu....Que nini...
Il aura fallu 89mins et 57 seconde de jeu pour départager les deux équipes et surtout une égalisation des Penguins à 37 secondes de la fin du temps réglementaire, qui ramena le score à 3 partout, et 3 overtimes pour adjuger le point.....à Pittsburgh....
De retour donc pour un 6° match en terre de l'Est...Tous les espoirs étaient permis, on rêvait du miracle pennsylvanien, nous avons eu que la confirmation rouge....Les hommes de Babcock n'ont rien lâché et le but de Hossa à 18mins33 en 3° n'a rien changé, les wings ont imposé dans le dernier match leur jeu, leur défense et ont été soutenu par un Chris Osgood excellent jusqu'à la dernière seconde ( cette fois ^^ )...
De cette série, nous pouvons en retenir beaucoup de choses, essentiellement du bon, voire du très bon, de part et d'autre...
Concernant Detroit, il va sans dire que la Coupe Stanley leur revient pas sans effort et sans motif, il est très clair qu'ils ont développé un jeu simple, robuste efficace et ont été surtout fidèle à eux même...Une défense très difficilement transperçable, des avancées en zone offensive solides et un collectif soudés où chacun à remplir sont rôles, en commençant par Osgood, le gardien, qui a su être déterminant sur la plupart des lancers majeurs, ne pliant qu'une fois de façon fatal ( but égalisateur du game 5 ).
Côté Pittsburgh, on peut considérer que la saison fut bonne, les séries aussi, et qu'ils ont combattu avec courage et ont fait preuve de beaucoup de caractère et de génie, mais de façon trop inégale malheureusement....
On se souviendra cependant d'une magnifique performance de Marc-André Fleury, cerbère des Penguins, qui a fait face à des nombreux lancers et qui a sauver la "baraque" plus d'une fois et a maintenu le navire à flots durant tout le 5° match...Excellente performance de Sidney Crosby, auteur de beaux buts et surtout de constructions fantastiques, performant en tout point de la patinoire et qui du haut de ces 20 ans, à fait preuve d'un bon leadership...
Si je dois résumer sur l'Offensive, la Défensive, les Gardiens et les Entraîneurs je donnerai les points à :
Offensive : le point à Detroit. Malgré un Crosby en forme et auteur de 27 points en série, Pittsburgh n'a pas eu la flamme et surtout un alignement en pleine forme durant la finale de la Coupe Stanley. Malkin brilla par son absence, Talbot trop timide et Crosby fut complètement bailloné sur les deux premiers jeux...Detroit au contraire à pu compter sur sa tête d'affiche, Zetterberg ( Trophée Conn-Smythe - meilleur joueur des playoffs ), mais aussi sur des joueurs de soutien - Hudler... Le plus principal atout des Red Wings ayant été la régularité
Défensive : Detroit à nouveau. Solide, rugueux, bien que parfois trop indiscipliné, des replis rapide, un style très incisif et très peu de fautes. Pittsburgh n'a pas pu tenir la distance en la matière, avec un bémol pour Gonchar, correct en défense et efficace à la ligne bleu offensive...
Gardien : Pittsburgh, sans le moindre doute. Osgood fut bon et digne de confiance, lui qui a supplanté Dominik Hasek en début de playoffs, mais Fleury reste LE gardien des playoffs et de la finale.... Il a fait face à de très nombreux lancers, en à capter des compliqués et n'a pas céder à la pression....On ne peut pas lui tenir rigueur du 3° but du 6° match, rondelle qu'il a poussé alors qu'il s'allongeait dessus...Avec tout l'équipement, il est quasi impossible d'avoir des sensations alors que la rondelle est derrière soi...
Entraîneurs : Deux très bon entraîneurs, chacun ayant accompli un très bon travail tout au long de la saison... Mais ma préférence ira à Michel Therrien, coach des Penguins, qui en était à sa première Finale de la Coupe Stanley et qui a tenu sa parole donné en début de saison alors qu'il promettait de s'y rendre... Il a eu une dure tâche en saison ( blessure de Fleury en Décembre, Crosby en février ), en playoffs aussi ( Blessure de Talbot ), mais à su trouver des solutions...Malheureux sur la fin mais performant cependant durant 102 matchs cette saison...
Félicitation cependant au Red Wings...